Les règles du jeu

 

Nous passons alors deux journées ensemble comme il me l’a promis, sortant pour déjeuner et passant des heures au lit à nous découvrir.

Dans quelques minutes il doit boucler sa valise et rentrer chez lui, je le regarde s’activer à ne rien oublier, mais de toute façon c’est peu important puisque nous avons déjà programmé nos prochaines rencontres (dont un weekend au ski programmé dans 7 semaines).

 

Je n’ai pas envie qu’il parte, mais je le comprends et comme je connaissais les règles du jeu, je m’y plie… enfin presque, car prise d’une nouvelle envie de lui, je m’approche de lui et passe mes mains sur son corps. Je viens gémir contre sa bouche. J’ai tellement envie de lui que s’en est presque douloureux. Mon peignoir chute à terre, je suis nue devant lui, sans se poser de question, il se déshabille lui aussi.

Il m’attire à lui et insère ses doigts en moi, trouvant illico mon point le plus sensible. Ses lèvres se posent sur les miennes, m’aspirant dans son univers de luxure. Je commence à lui caresser le dos. Des larmes me coulent des yeux, effets mêlés du sentiment d’abandon imminent et de celui de l’extase qui grandit démesurément. J’arrache ma bouche à la sienne.

-Rémi, tu me manques déjà tant, oh oui !

C’est à la fois un sanglot et un cri. Il y répond en me retournant, m’obligeant à m’agenouiller sur le canapé.

Il vient enfouir sa tête entre mes cuisses. Immédiatement, je suis prise de convulsions et mon corps se crispe. Il explore ma chair de sa langue et la suçote. Lorsque l’orgasme me saisit, mon corps en devient tremblant. Rémi me saisit et me pose sur le canapé encore pantelante de l’orgasme, je l’embrasse intensément.

Il relève la tête, ses yeux rivés sur les miens.

-Regarde-moi, dit-il en s’installant entre mes jambes.

Sans protester je lui obéis et écartes les cuisses et en m’arc-boutant je viens à la rencontre de son coup de hanche. Son sexe bien raide me remplit  aussitôt et je sens à nouveau les larmes me monter aux yeux. Oui. Oui. J’ai tellement envie de lui, tant besoin de ce sexe.

-Plus fort, gémis-je, alors qu’il bouge doucement en moi.

Non ce n’est pas de la douceur que je veux, il doit se déchaîner, pas de tendresse juste une dernière étreinte rageuse. Il amplifie ses mouvements et m’embrasse, les yeux toujours ouverts, rivés sur les miens. Voir son visage alors qu’il est en moi c’est enivrant. J’empoigne ses cheveux, rivant mon regard sur le sien, et l’embrasse jusqu’à en perdre haleine, j’enrage après lui car il doit partir et je compte bien lui faire sentir combien cela me déplaît en cet instant.

-Je sens mon goût sur ta bouche, lui dis-je. Je veux que tu sentes le tien sur la mienne. Je veux te sucer et t’avaler quand tu jouiras…

-Ne me dis pas des choses comme ça ou je vais jouir tout de suite.

Il raffermit sa prise sur mes hanches, au bord de l’orgasme, le savoir si près du but me remplit d’une détermination érotique, déterminée à le faire basculer. J’hurle la plénitude de mon plaisir.

-Encore. Prends-moi plus fort !

Enfin il se lâche, et laisse sa passion nous envahir. Les sensations me coupent le souffle. Cela me fait mal, mais de la plus agréable des manières, et je me raidis en criant sous l’effet violent et rapide de ses mouvements. Lorsqu’il atteint l’orgasme, il me projette contre l’accoudoir du canapé et hurle son extase vibrant de la tête aux pieds.

Je m’accroche à lui, tremblante moi aussi, le coeur battant si fort qu’il est sur le point d’exploser. Au bout de plusieurs secondes, Rémi se retire, me décollant de lui,  et de l’accoudoir et me repose doucement.

-Et bien ma douce, tu es servis, ça va ?

-Reviens par là.

Je l’attire à moi tant qu’il se retrouve de nouveau couché sur moi. Je glisse vers le bas pour lui suçoter le téton, il a un goût salé par nos sueurs. Il enroule sa main dans mes cheveux et me serre fort contre lui en grognant sourdement du plus profond de sa gorge.

-Je vais être plus doux ce coup-ci, mais je te veux encore, tout de suite.

Je le mordis, ce qui le fit frissonner. Je n’arrive pas à me retenir de le toucher ou de le goûter.

-Ne sois pas doux. J’adore quand tu perds tout contrôle. Recommence.

Je descends un peu plus bas et lèche la partie de son corps dont l’arôme salé n’est pas dû à notre sueur. Je le prends en bouche jusqu’à ce qu’il la remplisse. Puis je commence à gémir lorsqu’il se positionne pour me rendre la pareille. Nous ne formons plus qu’un mélange de peau, de lèvres, de langues et de chair rigide. Plus il me comble et plus je le désire, nous nous régalons l’un de l’autre, je lui offre le goût de son sexe sur ma langue. Nous jouissons l’un et l’autre ainsi pendant ce qui me semble être une bonne heure, lorsqu’une mélodie nous interrompt.

-Tu as reçu un message? Soupirais-je en comprenant qu’il est attendu dans d’autres bras.

Rémi hoche doucement la tête, effaçant son sourire. Il tourne la tête, attrape son portable et fronce les yeux en consultant sa messagerie.

-Ce n’est pas possible, marmonne-t-il.

-Quoi ? Dis-je alors qu’il se lève et s’habille.

-C’est ma femme, elle m’attend à la gare.

Non ce ne pouvait pas déjà être l’heure du départ! Mais la preuve était là, irréfutable, Rémi venait de commander son taxi. Rémi me regarde, puis passe sa veste.

-Bye ma douce, le taxi sera au bout de la rue dans 5 minutes, je dois être à la gare dans 15 minutes maxi. Tu connais les règles du jeu!

Et dans un coup de vent il claqua la porte après m’avoir rappelé que nous devions nous retrouver dans un club privé dans moins de 48 heures.

 

 

 

 

Auteur: Aurelien

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