Les règles du jeu

Alors qu’il glisse son corps le long du mien, il vient pincer fermement mes tétons, les deux en même temps. Ce double effet aussi soudain qu’inattendu me fait me tordre dans sa direction en hurlant.

-Encore !

Il rit doucement.

-Oh oui. Ne t’en fais pas pour ça…

Mon impatience se fait vraiment très pressante, Rémi m’écarte alors les jambes pour s’y placer passant un bras sous mes hanches. Je sens son souffle sur mon sexe, sa bouche est douloureusement proche de mon clitoris, mais il ne m’offre pas le cunnilingus que j’attends de lui. Au lieu de cela, il frotte sensuellement son nez contre ma cuisse.

-Rémi, s’il te plaît.

Je lance cette plainte dans un dernier souffle. Je veux sentir sa langue en moi, qu’elle me fouille et me lèche.

-Pas encore.

Le souffle de ses paroles me chatouille juste au niveau mon entrejambe, ce qui accentue un peu plus encore mon désir. En cet instant je le maudis intérieurement, il est sans pitié envers moi.

-Si, maintenant il le faut.

-Pas encore.

Je vais devoir me plaindre, noyée par des vagues de désir causé par la chaleur qui irradie en moi, lorsque Rémi me pince à nouveau les tétons. Je me cambre et tire involontairement sur les liens. Un douloureux et intense brasier prend naissance en moi, secouée d’un spasme je reste tremblante.

C’est insoutenable et il ne m’a même pas touchée entre les jambes, et je suis déjà haut, très haut, si proche de l’orgasme ! Les mains de Rémi redescendent doucement vers mes hanches et sa bouche quitte ma cuisse, et sans me laisser le temps de reprendre mon souffle, il me donne ce coup de langue si attendu, s’enfonçant très profondément en moi. Son bras fermement plaqué autour de mon bassin, il accentue encore notre étreinte, sa bouche se régalant de ma cyprine. Je rejette la tête et mes cris se font de plus en plus intenses. Un orgasme approche, stimulé par cette langue tournant et s’enfonçant en moi, lorsqu’il s’arrête brusquement.

-Oh non pas ca, reviens ! Hurlai-je dans un cri de pur désir.

-Rappelles toi que tu ne dois pas bouger.

Rémi resserre ses bras autour de moi, je suis immobilisée à partir de la taille. Je suis encore tremblante lorsqu’il plaque ses lèvres sur mon clitoris et se met à aspirer doucement, intensément. Le brouillard de l’extase envahit mon univers, quelque chose dans la manière dont il procède fait encore monter mon excitation. Je sens ses flots d’aspiration, de succion et je lance de puissants hurlements. Les uns après les autres, les orgasmes jaillissent en moi, mon corps se convulse.
les regles du jeu
Je brûle, j’explose, tout deviens lave en fusion.

Mon bandeau est tombé, les liens qui me maintiennent sont arrachés et visiblement j’ai déchiré une partie des draps.

Rémi s’est redressé, son corps maintien le mien sous lui.

 

Il arbore ce sourire empreint de suffisance typiquement masculine… Celui-ci frôle même la prétention. Je ne maîtrise toujours pas mes tremblements, surtout lorsqu’il m’embrasse et que je sens mon goût sur sa langue.

-Oh, grogne-t-il. Tu n’as pas idée à quel point c’est bon et je me suis pas encore répandu en toi. J’ai cru que ton plaisir allait me castrer. A cet instant, il entre profondément en moi sans crier gare.

Mon essoufflement se transforme en cri lorsque son bassin cogne mon clitoris encore palpitant. J’ai l’impression que la foudre est venue me frapper en dessous de la taille. Il gémit de satisfaction.

-Tu n’en peux plus, n’est-ce pas ?

Il est vraiment très en dessous de la vérité.

-C’est excitant, bon et brûlant. Oh oui Rémi, c’est délicieux!

Mon ardeur me surprend quelque peu, mais au fond de moi, je sais que j’en veux plus, je ne veux jamais que notre passion s’éteigne. J’ai besoin de plus, et je n’hésite pas à le lui dire.

-Ne t’arrête pas, ne t’arrête pas, continue, encore!

Rémi poursuit ses mouvements plus forts, plus vite, et je me satisfais de sa férocité. Chaque coup de rein attise un peu plus, la chaleur en moi et me fait perdre conscience, je suis totalement folle de désir. Il écrase mes seins sous son corps en venant attraper mes mains, il croise nos doigts. Nos corps tout entier se fondent ensemble, me propulsant vers un nouvel orgasme, et pourtant cela ne me suffit pas. Je veux qu’il continue, je ne cesse de l’encourager à poursuivre. Et il s’exécute, mes cris transperce la pièce, je lui hurle que j’en veux plus jusqu’à épuisement, jusqu’au moment où je n’ai plus de voix, plus de force, plus de conscience.

C’est alors qu’il jouit en moi, je pousse un hurlement qui a raison de mes cordes vocales.

 

Rémi se retire et sort du lit, je ne parviens pas à bouger, et mon coeur bat si vite, il risque de lâcher à tout instant. Je ne sais combien de temps je reste ainsi immobile, je somnole paisiblement. J’entends Rémi prendre une douche et ensuite il me semble qu’il est en train de fouiller dans les placards de la salle de bain. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il cherche, mais je ne compte pas bouger pour l’aider.


Je reste ainsi nue, étendue sur le lit, satisfaite de la bonne séance de sexe que nous venons d’avoir mon amant et moi. Mon amant, ce nom sonne étrangement bien à mon oreille, oui Rémi est mon amant, enfin je suis surtout sa maîtresse, celle qui lui offre du plaisir lorsqu’il quitte la chaleur de son foyer, celle avec qui il va s’encoquiner. Cette situation est excitante, il a bien fait de me montrer sa belle petite famille bien sage avant de venir si sauvagement me baiser.

Perdu dans mes songes de maîtresse sensuelle et coquine, je l’entends à peine revenir. Il me retourne sur le côté. Ses doigts, recouverts d’une substance liquide un peu épaisse, glissent entre mes cuisses. Il m’embrasse le cou puis commence à étaler la substance entre mes fesses.

Mon Dieu, je réalise ce qu’il à l’intention de faire. Il blottit son corps le long du mien pour se mettre en position.

-Ne t’inquiète pas ma douce. Détends-toi…

J’émets des gémissements de béatitude lorsqu’il m’écarte les fesses et que je sens les prémices de la pénétration. Un cri étouffé s’échappe d’entre mes lèvres, cela ressemble presque à un souffle. Rémi grogne tout en me saisissant les hanches. Au coup de reins suivant il est en moi. Son corps vibre, cette sensation nouvelle pour moi est étrange presque dérangeante, mais agréable.

Rémi tend la main et caresse mon clitoris, ce qui a pour effet instantané de rallumer rapidement la flamme qui brûle en moi. Me s’entend plus satisfaite, il s’introduit plus avant dans mes profondeurs inexplorées.

Je laisse échapper un nouveau gémissement. Rémi s’arrête aussitôt, inquiet.

-As-tu mal?

Sa voix chargée de désir, laisse transparaître une petite inquiétude. Il attend ma réponse.

Non ce que je ressens n’est pas vraiment de la douleur, mais l’intensité des sensations de la pénétration anale est indescriptible. Je ne sais pas si cela me fait mal, ou si j’aime ça, ou les deux.

Comme je ne réponds pas, il demande:

-Tu veux que j’arrête ?

Je lui réponds cette fois, d’une voix rauque chargée d’envie et en même temps d’une voix très douce.

-Non.

Rémi m’embrasse alors tendrement le cou puis le lobe de l’oreille. Il me caresse à nouveau et reprends son mouvement de va-et-vient, lentement, me pénétrant chaque fois un peu plus profondément. Je ne sais pas ce qui me transcende le plus, la passion de ses baisers, l’intensité des caresses de ses doigts qui attisent mon désir, ou la pénétration, mais je commence à me cambrer afin de sentir mon corps épouser ses mouvements.

-Oui, ma douce, oh oui tu aimes, hein. Humm. Oui…

Ma pudeur se cache bien au fond d’un tiroir car elle supporte assez mal cette nouvelle activité. Par contre mon corps se libère de tout tabou appréciant chaque coup de reins. Rémi intensifie le mouvement, gardant un rythme doux et agréable mais viril, tout en me caressant délicatement le clitoris.

Mes ongles s’enfoncent dans les draps, des cris remontent dans ma gorge laissant libre cours à un instinct caché. Je me laisse aller, perdant toute ma raison. Rémi pousse un grognement venu du fond de sa gorge et se retire soudain. Il se répand sur moi, un liquide chaud coule sur ma cuisse.

-Ne bouge pas, ma douce, murmure-t-il, la voix vibrante encore sous le coup de l’orgasme. Je vais nous nettoyer.

Je ne proteste pas, toujours incapable de bouger le petit doigt, il sort une serviette savonneuse d’une bassine posée au sol (il a tout prévu ce coquin) et la passe sur ma cuisse.

Après avoir fini de s’occuper de moi, les yeux brumeux, je le contemple se lavant à son tour avec une autre serviette. Puis il jette les tissus par terre et me prend dans ses bras. Il m’embrasse et doucement la douleur dans ma gorge disparaît, ma voix revient doucement, la chaleur qui m’habite s’estompe tranquillement.

Ainsi blottis l’un dans l’autre nous nous sommes endormis.

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Auteur: Aurelien

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