Les règles du jeu

Il faut que j’arrête les choses maintenant où je ne le ferais jamais. Rémi me tient les bras tandis qu’il me transperce de son regard brun étincelant. Ses doigts se crispent et se décrispent sur ma peau. Je vois que lui aussi lutte intérieurement ne sachant pas s’il doit m’attirer de nouveau à lui ou me laisser partir.

-Si nous recommençons à nous embrasser, je ne pourrais plus m’arrêter, dis-je d’une voix âpre.

Il acquiesce et digère cet avertissement.

Ma respiration n’est plus qu’un filet, le rythme rapide de mes petits halètements en devient provocant.

– Tu me transformes, chuchote-t-il, tu me rends dingue Lisa, je ne peux rester ainsi, je ne peux te laisser ainsi. Maintenant tu connais les règles du jeu, je ne compte pas divorcer, ni changer de vie, mais je ne peux la concevoir sans toi cette vie actuellement. Ma femme me croit en déplacement pour deux jours, je suis ici pour toi, pour nous.

 

Avec lenteur, Rémi commence à ouvrir sa chemise. Je regarde sa peau sombre apparaître à mesure qu’il enlève les boutons. Lorsqu’il a terminé, il l’enlève et déchire les manches d’un coup sec. Il approche de moi et pose le tissu sur mes yeux pour les bander. Je m’enfonce dans l’obscurité. Sans lumière, sans pensées, sans question, je me donne à lui. Ses mains me soulèvent, ses bras me portent jusque sur le lit, puis il me débarrasse de mes vêtements, je suis entièrement nue.

Il noue une autre bande de tissu (certainement le reste de sa chemise déchirée) autour de mon poignet, étire mon bras au dessus de ma tête puis l’attache au cadre du lit. Enfin il fait la même chose avec mon autre bras.

-Ne tire pas trop dessus, lance Rémi. Ces liens ne sont pas assez solides pour résister. Détends-toi maintenant et laisse-moi faire mon travail.

Ainsi menottée, je suis livrée à lui, j’écoute ses mouvements.

Il s’agenouille sur le lit, je sens ses muscles fermes frôler ma peau. Puis il se penche en avant et parcoure mon corps de mon ventre à mon cou avec sa bouche. Mes tétons durcissent, le désir me brûle à nouveau, j’avance mon corps vers lui. Il m’embrasse avec plus d’ardeur en me prenant dans ses bras. Cette étreinte me permet de sentir son corps nu contre le mien et  je perds tout contrôle. Ressentant des frissons à chacun des endroits où nos peaux se frôlent.

Je ne semble pas pouvoir survivre à cet étreinte je me cambre et je repousse toutes les couvertures et drap du pied. Rémi m’embrasse comme s’il était en train de se noyer. Nous nous perdons dans les bras l’un de l’autre, enroulant sa langue autour de la mienne, il continue à se frotter sensuellement contre moi, à me caresser l’entrejambe sans y entrer, à me toucher partout à la fois.

Sa bouche quitte alors la mienne, je sens ses mains me caresser le cou puis descendre sous mes seins. Sa bouche se referme sur mon téton. Il le lèche du bout de la langue, puis il le mordille avec ses dents pour le faire durcir.

J’inspire brièvement lorsqu’il aspire mon téton plus fort jusqu’à ce qu’un raz de marrée de désir pur me submerge.

-Je veux te toucher, gémis-je en tirant sur les liens qui m’en empêchent.

Il referme les mains sur mes poignets sans enlever sa bouche de ma chair.

-Tout à l’heure.

Rémi augmente la pression exercé son mon téton jusqu’à ce qu’il me la fasse ressentir diminuée. Mes seins sont vraiment brûlants, mais je ressens également un frisson de plaisir comme jamais je n’avais connu.

-Ne sois pas inquiète, je vais bien m’occuper de toi, murmure-t-il.

Je commence à perdre mon souffle, à me cambrer sous lui lorsqu’il me titille, de nouveau, de la même manière, le second téton. Mes deux tétons me brûlent et un élancement très agréable parcoure chacun de mes seins. Ses lèvres remontent délicatement le long de mon bras et sa langue vient parcourir de façon inquisitrice mon poignet retenu par les liens. Je pousse un gémissement lorsqu’il commence à parcourir la paume de ma main avec le bout de sa langue. Une incroyable chaleur douce envahit toute la partie supérieure de mon corps. Rémi resserre les liens de mes poignets et je bondis.

-Ne bouge pas, douce Lisa.

Facile à dire. Moi je n’ai qu’une envie, celle de tirer sur les liens pour les faire céder et pouvoir caresser la peau brûlante de Rémi.

Sa peau effleurant ma bouche me fait oublier cette idée.

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Auteur: Aurelien

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