Itinéraire d’une dévergondée Chapitre 16

Peu m’importait d’être vue ou entendue, je ne désirais plus que de me laisser aller pleinement au débordement de la fougue qui consumait mon corps. Je m’attendais à ce que Gildas éjacule une nouvelle fois en moi, et je contrôlais les contractions de mon vagin sur son membre brûlant pour le faire venir plus vite. En pleine partie de bilboquet, il bloqua net mes mouvements.

« Arrête ! Tu vas me faire jouir trop vite. Suce-moi maintenant ! J’aimerais connaître la douceur de ta bouche. »

Sans plus attendre, je m’arrachai de la cheville et me jetai sur le fruit imprégné de ma saveur pour l’envelopper de mes lèvres affamées. Tout en manipulant ses testicules, je glissais lentement mes lèvres jusqu’à la chaude racine de son phallus gonflé de sang ; le rythme accéléré de son cœur me devenant alors perceptible.
Une de ses mains erra sur mes fesses et parvint, après quelques anicroches, à descendre ma culotte jusqu’à mi-cuisses. Je ressentis un contact d’air frais sur ma motte au moment où ses doigts se logèrent dans mon vagin.
J’entendis nettement le retour de Claude et Charles dans la pièce et, bien que ne rentrant pas dans mon champ de vision, il me plaisait de savoir qu’ils devaient être appâtés par l’obscène exhibition de ma croupe.
La même excitation gagna Gildas, je sentis son corps se crisper alors qu’il essayait de se retenir. Quelques mouvements savants lui firent émettre un long râle, ses doigts glissèrent hors de mon orifice détrempé pour retomber mollement sur l’assise. Ses cuisses se contractèrent, sa verge se dilata et libéra deux jets sur ma langue.
Je laissais son membre s’épancher entre mes lèvres serrées, déglutissant un peu de sa semence à chaque respiration. Il me le laissa en bouche jusqu’à ce qu’il s’en libère seul, flasque.

« Bon sang, que c’est bon, lâcha-t-il en soupirant d’aise. C’est la première fois qu’une nana me suce jusqu’au bout. Tu aimes vraiment le sperme ? »

Je ne pus lui répondre que par un sourire, ouvrant mes mâchoires pour lui montrer que j’avais bien avalé tout ce qu’il m’avait donné.

« Veinard, tu l’as goûtée par les deux côtés ! »

C’était la voix de Claude qui s’exprimait ainsi dans mon dos, au moment même où je le sentis me saisir les fesses à pleine main pour m’écarter davantage. Le ventre en feu, désireuse d’être à nouveau puissamment pénétrée, je me cambrai d’une manière sans équivoque pour affirmer ma réceptivité. Perdant tout contrôle, je me laissais guider par l’instinct animal qui submergeait ma conscience ; un aveuglement entièrement dicté par un violent transport des sens.

« Qu’est-ce que tu attends pour en faire autant ? Tu vois bien qu’elle ne désire que ça ? » déclara Gildas en s’extirpant du canapé.

Claude déposa ses lèvres à la naissance de mon fessier, s’y attarda pour y déposer un baiser. Elles glissèrent tout au long du sillon qui le partage en deux jusqu’au délicat ourlet de mon anus qu’il taquina de la pointe de la langue.

Il resta comme pétrifié devant le licencieux spectacle

« Viens dans ma chambre, m’ordonna-t-il, tu me donnes un gourdin pas possible. À mon tour d’apprécier ta p’tite chatte. »

Triomphante, épanouie à l’idée d’être fêtée, je me relevai sur le champ, trépidante d’émotion non retenue. Ma culotte tomba sur mes chevilles, je l’éjectai au loin d’un énergique moulinet de jambe et courut vers la place où je devais me donner, me frottant le bas du ventre avec convoitise.
Sans attendre d’autre ordre de mon inspirateur, je rejoignis son alcôve et me jetai sur sa couche, cuisses impudiquement accueillantes pour lui donner un libre accès au divertissement convoité. Claude entra à ma suite dans sa chambre. Son pénis gonflé en main, il resta comme pétrifié devant le licencieux spectacle de ma vulve. Gildas, resté en retrait dans le couloir, nous observait par la porte restée grande ouverte.
Impatiente sur le lit, j’admirais le phallus bandé qui allait me pourfendre et la lourde besace qui y était suspendue laissait présager une abondante gratification ; il me tardait d’être prise. Claude s’avança, s’agenouilla dans le compas ouvert de mes jambes ; une saveur acide emplit ma bouche. Les yeux clos, je m’abandonnais à mon intempérance.
Un contact chaud et doux tamponna l’éminence lisse de mon pubis, manœuvra dextrement à l’embouchure de mon ventre et s’insinua dans l’orifice enflammé. Je poussai un petit cri d’allégeance à Éros lorsque l’organe viril s’engouffra d’une seule traite dans mon intimité.
Claude se positionna plus confortablement sur moi, prenant garde à ne pas m’écraser sous son imposante stature. Il entoura mes genoux de ses bras sur lesquels il restait en appui, m’obligeant ainsi à rester bien ouverte. Il me pénétra profondément par d’amples mouvements de reins, me faisant pâmer sous ses secousses.
Les remous de son pénis à l’intérieur de son fourreau devaient s’entendre des deux autres qui, pour l’heure, faisaient preuve d’une extrême discrétion. Pour notre part, nous savoir écoutés exaltait notre turbulence, car il ne faisait aucun doute que notre copulation devait être épiée par un public désireux de ne pas rester simples figurants.
Maintenue écartelée par la puissance d’un vieux mâle qui me fouillait le ventre avec la fougue d’un jeune étalon, je dédaignais toute bienséance et me vautrais dans la luxure sans honte, sans retenue. Cherchant nullement à étouffer les marques de mon plaisir, gémissant, criant parfois, j’attirais à moi l’homme qui me besognait, caressant les poils drus de sa poitrine, glissant une main pour éprouver son érection.
Mes yeux s’embuèrent de larmes de joie, je reconnus les prémices de la jouissance et m’abandonnais pleinement à la frénésie de notre union. Bouche ouverte, cherchant l’air à plein poumon, j’exhalai un long et profond soupir au summum de ma possession.
Claude s’allongea plus étroitement sur moi, nos anatomies intimement unies par les vapeurs qui nous soudaient l’un à l’autre. Il me regarda dans les yeux. Nous échangeâmes un bref sourire. Un puissant coup de rein le fit habiter mon corps plus intérieurement, un petit mordillement au niveau du cou, un nouvel élan au fond de ma matrice. Gardant ses gonades écrasées à l’orifice de la génération, il gémit, il jouit, m’imprégnant de sa chaude semence.
Refusant de nous soustraire à notre fusion, nous restâmes l’un dans l’autre, nos poitrines agitées par les mêmes frissons. Son sexe ramolli glissa hors de ma vulve, un perfide chatouillis serpenta dans le sillon de mes fesses. Claude se redressa sur les coudes, recula d’entre mes cuisses puis, après un furtif regard sur ma féminité qu’il venait de combler, sortit de la pièce en se triturant nerveusement les parties nobles.
Restée seule, je m’asseyais sur le bord du lit, me penchant pour mieux saisir la vérité d’un après coït. Mon sexe avait gardé la forme de ce qu’il venait de contenir, un trou d’où s’écoulait un liquide transparent contenant des flocons blanchâtres qui s’agglutinaient dans la rainure de mon derrière…
Charles ! Je l’avais oublié ! Cet écoulement spumeux, je me devais de le lui réserver ! Pressant mes grandes lèvres distendues entre deux doigts, je m’efforçais d’endiguer le flux de cette offrande de dévotion.
Je ne me souciais pas plus de cette inhabituelle attirance que pouvait avoir un homme pour un sexe féminin souillé après un acte sexuel dont il n’est pas l’auteur. Peu m’importait en effet que son souhait ne soit pas plus conforme aux règles imposées par la « norme » que ma propre ferveur à m’abreuver à la source de vie, il m’était compréhensible que sa soif se devait d’être étanchée.
De même, me projeter entre les cuisses lubriquement ouvertes d’une autre fille après le passage d’un généreux donateur ne me rebutait pas, il devait être bon de se repaître de cette liqueur déposée dans le plus approprié des réceptacles pouvant la recevoir…
Marchant les jambes serrées, contractant les muscles de mon vagin, je me dirigeais en direction de ma chambre, espérant que Charles surpasserait ses restes de pudibonderie pour venir me rejoindre.
Sa chambre faisait face à la mienne, par bonheur – ou par anticipation ? – la porte en était entrouverte. Je glissai ma tête dans l’entrebâillement et murmurai :

« Charles ? Tu es là ? »

Dans la pièce aux volets fermés, une faible voix me parvint :

« Oui, viens… je t’attendais. »

Ainsi, j’avais confirmation que l’homme n’avait rien manqué de la véritable nature de mes frais ébats et attendait patiemment que je lui livre le fruit de mon dévergondage à domicile. Ses yeux déjà habitués à la pénombre, il me saisit par un poignet et n’eut aucune difficulté à me guider jusqu’à son lit. Tenant toujours ma vulve hermétiquement close, je m’assis au bord du matelas surélevé.
Charles appuya sur mes épaules pour m’allonger et me permit de desserrer les jambes. Sachant que le temps nous était compté, je m’empressai de lui présenter ma coupe bien pleine, tenant mes genoux à hauteur de ma poitrine. Il vint aussitôt se perdre dans ma mouillure, me lapant d’un orifice à l’autre de grands coups de langue à la manière d’un chien assoiffé.
Je le laissais festoyer, trouvant plaisant d’être ainsi fêtée. Repu, il se redressa, le visage radieux et luisant. J’eus aimé plaisanter en lui demandant si la pitance était à son goût, mais il ne m’en laissa nullement l’occasion. Pour une fois, il fut le premier à conclure en chantonnant :

« Entre le cul et le con,
c’est la fête au p’tit pont… »

Auteur: Inanna

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