Etoffe du désir

J’ai effectué mes deux dernières années de lycée dans une école privée Catholique comprenant un internat prévu uniquement pour les filles. Cette école comportait deux établissements distincts séparés de 500 à 600 mètres par un petit chemin longeant un quartier d’habitations. Le premier accueillait les filières techniques du lycée ainsi que l’internat. Le second, de taille plus modeste, accueillait les élèves du collège et ceux des sections générales du lycée. Chaque vendredi matin, les quarante internes issues des filières générales du lycée se rendaient en classe après avoir déposé leur sac dans une salle de cours réservée à cet effet et qui demeurait fermée à clé jusqu’à la fin de la journée. L’occasion était trop belle? Non seulement cela, elle devait se représenter chaque vendredi et offrait la possibilité, certes risquée, d’explorer tous ces sacs pour en retirer les mystérieuses étoffes tant convoitées. Agées pour la plupart de 16 ou 17 ans, leurs propriétaires faisaient toutes partie de mes camarades de classe ou tout au moins de mes connaissances. L’opportunité du départ en week-end annonçait donc une  » récolte  » abondante en petites culottes portant les traces et les odeurs encore fraîches déposées par leurs intimités virginales. De jeunes propriétaires qui ne pouvaient rester totalement anonymes. Mettre un nom, un visage seulement, sur chaque étoffe subtilisée ajouterait encore à mon plaisir. En attendant de passer à l’acte et de trouver le moyen d’amadouer la serrure, je m’exerçais donc à attribuer une identité à chaque sac. Pour cela, dès la sonnerie annonçant le départ en week-end, je n’hésitais pas à en me poster à proximité de la sortie du bâtiment où se trouvait la  » salle des coffres « . J’observais avec attention les sacs les plus prometteurs faisant un réel effort pour conserver en mémoire les principales caractéristiques de formes, marques, couleurs (?) qui me permettraient ensuite de retrouver les propriétaires respectives. Je prenais également un immense plaisir à imaginer le style de culotte portée par chacune et l’état dans lequel elle l’aurait laissée avant que je n’en prenne possession? A en juger par son apparence, ses comportements, les marques visibles sous son pantalon (?) celle-ci devait probablement affectionner les culottes fines et minimalistes. Elle devait faire du 36-38 et, compte tenu de son âge, elle préférait sans doute le coton fonctionnel. D’ailleurs, avait-elle le choix ? Peut-être y mélangeait-elle un peu de dentelle ou de broderie anglaise ? L’odeur de son intimité serait à n’en pas douter une invitation à l’érotisme pervers? Je portais une attention toute particulière aux sacs de Cécile et de Véronique regrettant que Elisabeth, qui était dans ma classe de terminale B, ne fût pas interne elle aussi? En particulier Cécile. Pétillante, grande et fine, ses cheveux châtain clair mi-longs présentés dans un carré naturel et sauvage à la fois mettaient en valeur ses grands yeux clairs. Elle possédait un sac bleu foncé doté de hanses en cuir naturel qui en faisaient le tour lui apportant la solidité indispensable au maintien d’un contenu qui semblait toujours très lourd…

Je finissais donc par trouver l’astuce et me confectionnais une clé  » passe-partout  » en limant simplement, encore fallait-il le savoir (!), les crans d’une clé au format approprié. La salle des coffres devait bientôt être à moi. Cette fois j’étais en possession du sésame qui me mènerait tout droit au viol tant attendu de l’intimité de Cécile. Sans qu’elle n’ait rien pu préparer. Sans qu’elle n’ait rien pu prévoir. Sans qu’elle n’ait rien pu masquer ou dissimuler de son intimité défendue. Une intimité qu’elle était encore probablement la seule à connaître, fragile et fraîche, et qu’elle n’aurait certainement pas voulu révéler dans ces conditions.

Puis le vendredi idéal arriva? Comme prévu, les pensionnaires avaient déposé leur sac tôt le matin dans la salle de classe habituelle. Le sac bleu foncé de Cécile s’y trouvait sûrement. La salle de classe était située au rez de chaussée d’un long bâtiment dans lequel on accédait par une entrée placée sur son aile. Suivait ensuite un long couloir bordé sur sa droite de larges fenêtres offrant une vue imprenable sur le bâtiment principal de l’établissement. Celui où la surveillante générale, une vieille fille affable, avait ses quartiers. Son mirador. A gauche de ce couloir se trouvaient les salles de classe. Deux portes par salle soit environ une dizaine de portes qu’il me faudrait bientôt longer avant de procéder à l’essai de la clé. L’avant dernière classe était celle réservée aux enseignants mais j’avais pu vérifier qu’elle était souvent vide? Depuis le matin je guettais l’entrée du bâtiment attendant le moment propice. Terrorisé à l’idée que l’on puisse me surprendre, j’hésitais sans cesse entre l’envie de tout abandonner et celle de plonger enfin mes mains dans tous ces sacs et dans certains en particuliers. Ce vendredi après-midi je séchais une heure de permanence et allais me dissimuler dans les toilettes situées à l’autre extrémité du couloir. Toujours une dizaine de portes à longer mais je n’ai plus à passer devant celles des profs?

Au bout d’un quart d’heure, le calme étant revenu, je me décide à sortir de ma cachette. Prenant mon souffle, espérant que ce conditionnement m’aide à cesser de trembler, je m’élance à travers le couloir, recourbé sous les fenêtres pour ne pas être aperçu. Très vite, j’arrive devant la porte voulue. Je mets la clé dans la serrure. Un tour à droite. Sésame ouvres-toi? Et sésame s’ouvre ! Je me glisse fébrilement dans la salle de classe avant de refermer la porte à double tour derrière moi. Je suis enfin seul et libre de tout mouvement. Mon cœur bat la chamade épiant chaque bruit venant de l’extérieur. Je contemple les sacs posés à même le sol qui n’attendent plus que je révèle leurs secrets. Des bruns, des rouges, des jaunes, des petits, des gros (?). Où est le sac bleu de Cécile ? Dans cette masse, il est difficile à repérer. Alors, méthodiquement, j’entreprends mon forfait en m’attaquant d’abord aux sacs situés les plus à droite. J’ouvre le premier. Pris par l’émotion et l’angoisse d’être épié, je ne fais plus l’effort de me souvenir de l’identité de sa propriétaire. A en juger par la disposition des affaires qui semblent avoir toutes été fourrées là dans la précipitation, les quelques vêtements dont l’aspect et le style ne m’inspirent guère, celle-ci ne peut devenir la complice obligée de mes jeux onanistes. Je retire une culotte en coton bleu pâle informe et dénuée de tout charme particulier. Sa taille, 42-44, me révèle que son physique ne doit pas correspondre aux canons de beauté qui sont les miens. Pourtant, les effluves qui se dégagent du fond doublé en coton auquel je ne peux résister, et dont l’apparence fait instantanément durcir et redresser mon sexe, sont tout à fait à la hauteur de mes espérances. Sans manifester la moindre aversion, je renifle et lèche avec gourmandise des traces bien visibles, mêlées d’urine et de sécrétions pré-vaginales, laissant par endroits de petites aspérités au goût délicieux. Voulant mélanger mon intimité à la sienne, je dispose la culotte sur l’extrémité de mon sexe avant d’éjaculer abondamment dans ce fond déjà souillé. Il porte maintenant les traces gluantes et triomphantes d’une libido masculine à peine entamée par cette première victoire? Je prends la peine de disperser les traces de ma semence en étalant délicatement une partie de celle-ci sur les vêtements qui sortent du sac auquel, précipitamment, je redonne son aspect négligent d’origine. Une petite culotte devenue femme en plus.

Je dois faire vite et trouver le sac de Cécile. Je scrute la pièce n’hésitant pas à déplacer ceux qui gênent ma recherche. Le sac bleu est là. Au milieu de tous. Il trône. A n’en pas douter son attitude offerte et presque provocante montre qu’il m’attendait et, si je ne l’ai pas remarqué en entrant, c’est qu’il a su se faire désirer. Je m’accroupis devant lui, mon sexe de nouveau tout dur d’excitation. Je fais glisser délicatement la fermeture. Cette profanation doit être commise avec bienséance. Je reconnais les affaires de Cécile. Sa petite jupe légère qui lui va si bien et qui met ses jambes tellement en valeur. Son jean au travers duquel j’ai toujours tenté de deviner ce qu’il dissimulait. Son petit haut blanc à fines bretelles qui exhibait si souvent des petits seins en forme de pommes et dévoilait aux épaules les bretelles délicates de son soutien-gorge. Puis, le crissement d’un sac en plastique manifestement rempli d’accessoires au toucher moelleux m’indique que je touche au but. Je le sors de sa cachette.

A l’évidence il avait été soigneusement rangé, fermé et disposé dans un coin sous une pile de vêtements de sorte que personne ne le découvre jamais. Sauf peut être sa mère avec laquelle elle partageait probablement un début de complicité féminine et à qui elle devait également confier son linge.

Accompagné par celui de mon cœur, le bruit provoqué par le froissement du plastique me donne l’impression que je vais bientôt alerter tout l’immeuble. Je dispose l’écrin sur le sac voisin me laissant ainsi la possibilité de varier les plaisirs en accédant facilement et sans bruit au reste de la garde-robe de Cécile. Délicatement, du bout des doigts, j’écarte les hanses puis les côtés de l’écrin estampillé aux couleurs du supermarché local. Il contient bien ce que j’imaginais. A l’intérieur, plusieurs soutiens gorges tentent de ravir la vedette aux culottes qui tiennent la place du fond. Les collants de couleur chair et noire profitent de leur avantage en taille pour occuper le terrain. Leurs jambes interminables semblent retenir prisonniers les soutiens gorges en profitant du handicap provoqué par des agrafes qui freinent leur progression. Avec soin je m’applique à remettre de l’ordre dans cette lutte acharnée. Je libère un premier soutien gorge puis un second que je dispose en ordre serré. Un premier collant finit de se dévoiler accompagné de son jumeau. Puis celui de couleur noire fait son apparition avant de rejoindre les deux autres.

Dans le sac il ne reste plus que les culottes. Je prends soin, comme il se doit, de conserver le meilleur pour la fin. Et, comme pour sublimer le plaisir qui m’attend encore, je ne n’apporte pour l’instant aucune attention particulière à celles qui se cachent encore dans cet écrin tapageur m’exerçant pour l’heure à reconnaître la présence de Cécile en faisant glisser à tour de rôle les deux soutiens gorges sous mes narines en éveil.

Les collants excitent davantage mes sens. Sans doute leur plus grand pouvoir de suggestion est-il provoqué par une utilisation plus proche de celle de mon fétiche favori. L’entre jambe dégage une douce odeur, à peine perceptible, signe que les collants de Cécile ne sont jamais portés sans culotte. La douceur de la maille en nylon sur mon visage, ma nuque, mon sexe (?) décuple mon excitation et exacerbe mon trouble. L’entre jambe n’est pas la partie la plus facile à exploiter. Il se contente de mettre mon odorat en appétit aidé par l’extrémité des jambes qui tiennent confinés, au fond de bottes ou d’escarpins en cuir noir que Cécile porte toujours, des pieds ensorcelants que j’ai souvent observé. Pressé par le temps et la peur, je décide d’en venir au dessert. Au fond du sac je distingue les teintes claires et colorées d’un amas de culottes qui semblent avoir été jetées là avec pudeur et ignorance. Je les sors toutes d’un seul geste de la main droite et contemple cette main victorieuse de laquelle sortent, au travers de doigts à peine serrés sur leur butin, de fins morceaux d’étoffes cotonneux dont je ne devine pas encore la forme finale. J’approche la main de mon visage que j’enfouis en entier dans ces doux triangles entrelacés.

Mon plaisir est immense. Rarement il a atteint de tels sommets.

De la main gauche je caresse mon sexe. Pour la bonne cause, elle rompt la trêve et force les soutiens gorges et les collants à s’entrelacer de nouveau. Forcés mais alliés, ils décrivent maintenant un délicieux mouvement de va et vient sur mon sexe luisant de plaisir, lentement, pour ne pas provoquer d’explosion trop rapide. Toutes ensemble sous mon nez, les culottes dégagent d’incroyables senteurs interrompues par d’autres plus discrètes. Ces alternances coordonnent le mouvement de ma main, guident le travail de ma langue, indiquent le chemin à mon visage (?) jusqu’aux fonds précieux où Cécile avait honteusement imprimé la marque indéniable de sa récente féminité. Passé ces premiers moments d’émois j’accorde une pose à mes deux mains. Je dispose les culottes devant moi. Elles sont trois. Seulement trois. Un rapide calcul me permet de conclure que chacune avait été portée durant deux jours. Cécile intégrait l’internat le dimanche en fin de journée et le quittait le vendredi et, si elle avait changé de culotte chaque matin, j’aurais donc du en trouver cinq? Mais non ! Elles ne sont que trois ! Ma déception, en découvrant un butin presque deux fois inférieur en quantité à celui dont j’espérais m’emparer, se dissipe rapidement. Je suis le seul, ou presque, à connaître son secret. Elle, Cécile, si jolie et si  » propre sur elle « , n’apporte donc aucune attention particulière à l’état de propreté de ses culottes.

J’aurais adoré qu’elle le fît pour moi, sachant le plaisir intense que je retirerai de sa négligence. Peut-être le faisait-elle pour un autre ? Ou pour elle ? Ou tout simplement par simple habitude ? Sans doute trouvait-elle ce comportement normal ? Elle ne s’était probablement jamais posée la question de ce que d’autres penseraient s’ils le découvraient. Apprécierait-elle ce sentiment de honte ?

Tout en me posant ces questions je contemple les trois culottes alignées sous mes yeux. Ma main gauche, assistée des soutiens gorges de Cécile et de ses collants, repart à l’assaut de mon sexe tendu. Les trois culottes ont des formes identiques mais les couleurs et les imprimés varient. Elles avaient été confectionnées dans un coton peigné de bonne épaisseur qui, à l’épreuve du temps, les avait dotées d’une douceur inégalable. Le haut des cuisses est de faible largeur, un centimètre ou deux tout au plus. De chaque côté une fine broderie légèrement élastique avait été délicatement cousue. Sur le devant un petit nœud en satin blanc placé au centre ajoute encore à la féminité de l’ensemble. La première culotte de Cécile porte de charmantes petites cerises rouges disposées sur un fond blanc. Elles semblent faire un appel aux petits cœurs rose pâle qui décorent amoureusement la seconde. La troisième est d’une couleur rose unie mais les lavages successifs l’avaient rendu presque blanche. En m’aidant de la main droite j’inspecte chaque culotte à tour de rôle. Avant de passer à la suivante je prends soin de retourner le fond de la précédente de manière à exhiber à mon regard une semaine toute entière plongée au cœur de l’intimité secrète de Cécile. Les culottes sont fortement tâchées. Au fond de chacune une empreinte oblongue déposée par Cécile tranche très nettement avec le reste du tissu clair. Celui qui n’avait pas été en contact avec son sexe humide. La culotte rose paraît la plus souillée. Elle améliore encore son apparence avec, à l’arrière, une trace plus courte dont la teinte foncée rehausse l’ensemble. Ma main gauche abandonne ses soutiens gorge et charge les deux culottes imprimées de finir le travail. Avec la première, elle entreprend d’abord de douces caresses en m’effleurant le sexe. Je dispose la seconde, celle aux cœurs roses si tendres, sur l’extrémité de mon sexe décalotté en y faisant correspondre la doublure en coton côté pile. Il me semble ressentir la chaleur de ses lèvres fines et délicates qui peut être hier encore préparaient la place à l’intrusion forcée de mon prépuce. L’autre main tient la culotte rose par son petit nœud en satin et la fait virevolter au dessus de mon visage que j’ai disposé légèrement vers l’arrière. Comme dans les manèges où le pompon se charge d’exciter les enfants, la main fait planer l’intimité de Cécile juste au dessus de mon nez. Elle semble lui indiquer que son concours mérite bien un effort. Un effort que mon nez fournit avec ardeur avant de parvenir enfin à disposer idéalement le fond souillé à la perpendiculaire et au centre du visage. Aussitôt la main relâche la pression qu’elle exerçait sur le petit nœud en satin et la culotte de Cécile vient enfin se déposer sur mon visage le recouvrant presque totalement. L’odeur est enivrante. Plus forte que celle déposée dans la culotte trouvée dans le sac précédent. Mais surtout elle appartient à Cécile. Ma main droite la plaque sur mon visage et m’oblige à découvrir les parfums laissés sur chaque centimètre carré de tissu pendant que ma main gauche s’agite crescendo sur mon sexe prêt à exploser. Ma langue est aussi de la partie voulant à son tour profiter de l’aubaine jouissant du goût salé laissé par des traces jaunes et d’autres plus foncées. Ne pouvant plus reculer davantage le moment qui sonnerait la fin du premier round avec Cécile je me laisse partir et asperge copieusement les sacs disposés alentours d’un jet chaud et abondant. Je ne souhaite pas altérer le fascinant parfum déposé par Cécile.

Mais il se fait tard et je suis dans la salle depuis près d’une demie heure. Il reste donc un quart d’heure avant que la sonnerie annonçant l’intercours ne retentisse. J’attrape un mouchoir dans ma poche et nettoie à la hâte les traces laissées sur les sacs des demoiselles. Sûrement qu’elles n’apprécieraient pas. J’essuie également mon sexe avant de refermer ma braguette. Bon ! Maintenant de dois décider : je remets les soutiens gorges, les collants et les culottes de Cécile dans leur écrin d’origine ? Je remets l’écrin à l’endroit où je l’ai pris ? Je referme le sac bleu et puis m’en vais ? En réalité, ma décision est prise depuis longtemps. Je remets les soutiens gorge dans le sac ainsi que le collant noir et un seul des deux collants chair. Je décide donc de conserver les trois culottes et un collant. Sans doute penserait elle les avoir oublié au dortoir. Au pire, elle ne comprendrait pas comment cela était possible. Elle ne ferait probablement jamais la relation entre le voleur et moi. Fort de cette certitude je décide finalement de m’emparer de la totalité du sac plastique. De cette manière, Cécile sera plus probablement convaincue d’un oubli et ne s’apercevra de son erreur que la semaine prochaine ? Elle cherchera sûrement partout et se décidera finalement pour une hypothèse tout à fait improbable et alambiquée qui me mettra hors de tout soupçon. Finalement, je décrète de prendre également la petite jupe à laquelle je n’ai pas eu le temps de témoigner ma sympathie. Elle part rejoindre le reste de mon butin et se retrouve provisoirement jetée en boule au fond du sac en plastique. Je referme le sac bleu de Cécile et jette un dernier coup d’œil afin de vérifier qu’aucun indice de mon récent forfait ne subsiste. Je regrette de n’avoir pas davantage de temps pour entreprendre d’autres fouilles. Alors je promets de revenir bientôt, une fois que Cécile aura abandonné tout espoir de retrouvailles et de représailles éventuelles. Dans un dernier crissement je glisse le sac sous mon pull en le coinçant avec la ceinture de mon pantalon et m’apprête à partir. Aucun bruit dans le couloir. Tout semble calme. J’introduis la clé dans la serrure. Un tour à droite? Un rapide coup d’œil par l’interstice de la porte avant de me glisser, recourbé, dans le couloir. Demi-tour. Un autre coup de clé, à droite celui-là. Sésame se referme sur ses secrets après en avoir partagé quelques-uns avec moi. Je me précipite vers les toilettes avec l’intention d’y patienter jusqu’à l’intercours. J’en ressortirai confondu dans la masse d’élèves qui allait bientôt se retrouver là.

Une fois dans les toilettes je recouvre mon calme et ma sérénité. Tout s’était déroulé à merveille. Je n’avais croisé personne de même que personne n’avait pu m’apercevoir. Au bout du couloir, les toilettes m’offrent un havre de paix qui, ces émotions passées, est le bienvenu. Je ressorts le sac de sa cachette avec l’intention d’admirer encore le résultat de ma collecte. Cette fois je baisse totalement mon pantalon et mon slip exhibant un sexe de nouveau en forme? Fouillant cette fois sans retenue dans le sac je retire une première culotte, puis les deux autres. Je me délecte encore de leur parfum les présentant d’abord toutes ensemble puis une à une sous un nez avide de retrouver les sensations qu’il avait connu quelques instants plus tôt. Puis je m’assois sur les toilettes. J’avance mon bassin tout au bord de la lunette puis écarte les jambes autant que je le peux au point que mes deux genoux touchent le carrelage froid qui recouvre les murs. Avec les deux mains je prends une culotte en la disposant le dos face à moi, simplement pincée en haut de chaque cuisse par mes pouces et mes indexes. Je fais ensuite glisser la culotte sur mon sexe. Son dos, plus couvrant, permet de prolonger le plaisir de la caresse à chaque mouvement effectué de bas en haut. Avant de parvenir à un nouvel et troisième orgasme je décide d’essayer sur moi mes dernières trouvailles. Je délasse mes chaussures, fais tomber mon pantalon puis mon slip. Maintenant  » cul nu  » j’hésite quelques instants avant de porter mon dévolu sur la petite culotte rose qui m’a déjà donné tant de plaisir. Je l’enfile lentement, goûtant chaque instant de plaisir provoqué par son ascension. La petite culotte rose de Cécile me va plutôt bien et les autres, taillées à l’identique, m’iront également. Maintenant en  » fille  » mon sexe s’est enfin calmé. Non pas que mon plaisir est moindre. Il a simplement changé de registre. Mes mains chaudes me caressent à travers le tissu, passant devant, puis derrière, par l’entrejambe dont je me remémore l’état et le parfum. Pour parfaire ma tenue j’enfile également le collant et l’ajuste impeccablement à ma taille. La tentation est grande de passer aussi la petite jupe de Cécile. Je n’y résiste pas. Avec ravissement je découvre que sa taille élastique s’adapte à toutes les morphologies ou presque. Elle me va en effet parfaitement et je me félicite de l’avoir finalement retenue au nombre de mes conquêtes. En m’admirant sous la ceinture j’ai le sentiment étonnant que Cécile se trouve devant moi tant la ressemblance et l’évocation de sa personne sont troublantes.

A ce moment là je pense avoir désiré un homme pour la première fois. Pas pour ce qu’il était. Mais pour ce qu’il était capable d’imaginer face à autant de féminité provocante et volontiers offerte à sa virilité. Sans les tabous qui flétrissaient leurs sexualités refoulées je restais convaincu que bon nombre de mes camarades auraient cédé à la tentation. Par jeu mais aussi, pour rassurer leur pudeur hétérosexuelle, pour profiter et abuser d’une part de Cécile. Elle qui leur faisait tous tourner la tête?

Contre toute attente la sonnerie retentit soudain me ramenant brutalement à la dure réalité. J’ôte la jupe de Cécile et la remets dans son sac. Finalement je conserve sur moi la douceur de sa culotte rose accompagnée de la chaleur de son collant. Par dessus je suis contraint d’enfiler mes chaussettes puis, bien entendu, de remettre mon pantalon et mes chaussures.

Ce brusque rappel de ma condition masculine ne me fascinait pas et entamait sérieusement le souvenir magique laissé par l’intensité érotique des moments que je venais de vivre. Je sentais encore le tissu léger de la jupe de Cécile venir effleurer et caresser mes jambes gainées de nylon. J’aimais l’idée que chaque mouvement, sans être contrôlé par la pudeur qui commande généralement aux filles de toujours garder les genoux serrés, laisse apparaître à travers le collant une culotte dont on pouvait presque deviner l’état.

Auteur: Darkside cuotey

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1 commentaire

  1. vraiment j’ai adoré .

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